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ARTICLE PREMIER
Lundi, mercredi, vendredi
A 5h00 en été, à 6 en hiver, le lever, une demi-heure de méditation,
deux petites heures, études du rituel, cérémonies ou rubriques jusqu'à
l'heure de la messe.
Après le déjeuner, un quart d'heure d'inspection sur le ménage,
domestiques, bassecour, etc. En été on peut y donner une demi-heure,
pourvu que le tout se fasse sans s'asseoir et par manière d'exercice
corporel.
À la suite de cet exercice, lecture d'un chapitre ou deux de l'ancien
testament, récitation des deux autres petites heures, puis étude de la
théologie et scholastique jusqu'au dîner, qu'il faut faire précéder,
autant que possible, d'un demi-quart d'heure de recueillement et
d'examen.
Après le dîner, délassement et promenade jusqu'à deux heures, y comprise
la récitation de vêpres et complies.
À deux heures, étude de la théologie morale ou des cas de conscience
jusqu'à quatre.
À quatre heures, un quart d'heure d'adoration du saint Sacrement suivi
du chapelet récité en se promenant. Après le chapelet, lecture d'un ou
deux chapitres du nouveau testament, revue de ses extraits d'écriture
sainte, de manière que le tout occupe une demi-heure, ensuite il
récitera matines et laudes pour le lendemain.
S'il reste du temps avant le souper, qui doit se faire entre six et sept
heures, il peut l'occuper à quelque lecture amusante, sacrée ou profane.
Immédiatement après souper, la prière du soir à laquelle doivent être
appelés tous les domestiques.
Après la prière, une demi-heure d'instruction soit aux domestiques, soit
à des paroissiens ignorants qui auraient besoin d'être catéchisés en
particulier, comme il arrive dans toutes les paroisses.
À la suite de cette instruction, le curé peut s'occuper des comptes de
sa maison, écrire des lettres, etc. jusque vers neuf heures et demie.
À 9 heures et demie lecture spirituelle, inspection du sujet de
méditation pour le lendemain et coucher vers dix heures.
Jusqu'à ce qu'il s'endorme, il peut s'occuper de la manière dont il a
sanctifié la journée.
ARTICLE SECOND
Dans l'un de ces deux jours, il faut aller voir un confrère édifiant,
dans l'autre, il faut en appeler un ou deux chez soi.
S'il attend quelque confrère, tous les exercices du matin doivent être
les mêmes que ci-dessus, jusqu'à ce que le confrère arrive. S'il doit se
confesser ce jour-là, il doit prendre dans la matinée le temps de s'y
préparer, et remplir ce devoir dès que le confrère est arrivé.
II doit, de plus, s'être muni de quelque sujet instructif pour fournir
une matière solide à la conversation. Pendant que le confrère est chez
lui, tous les exercices sont suspendus jusqu'à ce qu'il reparte et,
après son départ, il faut les reprendre suivant l'heure où l'on sera
alors.
Si c'est lui qui doit visiter un confrère, il tâchera de n'être pas plus
de quatre heures absent. Pour économiser le temps, il peut garder pour
la route ceux des exercices qu'il est possible d'y faire, tel que la
récitation des deux dernières petites heures de vêpres et complies, du
chapelet. S'il doit se confesser ce jour-là, il peut s'y préparer en
route, afin de remplir ce devoir dès qu'il sera rendu.
Avant de rentrer chez lui, il doit aller, soit à pied, soit en
voiture,
visiter quelque infirme de sa
paroisse, ou quelque malade déjà administré. Il doit faire tous ceux
de ses exercices dont les heures arrivent avant son départ de chez lui
et après son retour. Quant à ceux qu'il a réservés pour la route, il
en remplira le temps comme il voudra.
En ces deux jours, il pourra
s'exempter de l'instruction, d'après la prière du soir, prescrite à
l'article ter, et la remplacer par le délassement et la conversation.
ARTICLE TROISIÈME
Samedi
Ce jour doit être considéré comme ayant
pour objets essentiels la préparation à la prédication du lendemain et
la décoration de l'église, de l'autel et l'arrangement de la sacristie.
Excepté les exercices spirituels qui ne
doivent pas être omis, même en ce jour, tous les autres doivent être
subordonnés à ces deux objets et ne se faire qu'autant qu'ils seront
remplis.
Il faut néanmoins faire en sorte que
l'instruction d'après la prière du soir se passe ce jour‑là, comme elle
est prescrite à l'article premier Avant de se coucher, il faut préparer
ses annonces pour le prône du lendemain. Les veilles de fêtes doivent
être considérées comme le samedi.
ARTICLE QUATRIÈME
Dimanche
En se
levant, réciter les quatre petites heures puis se rendre à l'église, et
si les confessions ne commencent pas immédiatement faire l'oraison et repasser la matière
que l'on doit prêcher,
Laisser deux heures franches entre la
grand'messe et vêpres dans l'été et un peu moins en hiver. Depuis la
Toussaint jusqu'à Pâques, la messe du dimanche devrait commencer à dix
heures, et depuis Pâques, jusqu'à la Toussaint à neuf heures.
L'office
de vêpres doit être précédé d'une demi‑heure de catéchisme depuis la Toussaint jusqu'au
Carême jusqu'à la Toussaint
Après vêpres, confesser ce qui se
présente de personnes, ensuite réciter complies, matines et laudes, en
se promenant, si la saison le permet; réciter chapelet et ne pas rentrer
à la maison s'il est possible, sans avoir visité et assisté quelque
pauvre du voisinage.
S'il n'y a pas de confessions ou
qu'elles soient en petit nombre, déparer l'autel après vêpres; sinon
remettre la déparure au lendemain matin.
Depuis le souper, même règlement qu'à l'article premier.
Ce qui est réglé pour le dimanche doit s'entendre aussi les fêtes.
ARTICLE CINQUIÈME
Règles générales
1. Ne point attirer chez soi de visites inutiles, surtout de laïcs qui
ne sont propres qu'à faire perdre le temps.
2. Ne jamais tutoyer ni femme ru fille, quelque jeune qu'elle soit.
3. Ne jamais faire à la maison une fonction ecclésiastique qui peut se
faire à la sacristie, ni à la sacristie celle qui peut se faire à
l'église.
4. Ne jamais confesser sans grille.
5. Ne jamais confesser fille ru femme, même dans le jour, si elle n'est
accompagnée de quelqu'un.
5. (sic) Découcher rarement.
6. Ne pas aller en ville plus de six fois l'an
7. N'omettre dans ses voyages ni la méditation ru l'adoration du saint
Sacrement ni le chapelet.
8. Quand les besoins du ministère commandent, laisser avec empressement
ses exercices pour vaquer au salut des âmes. Le
Javelier juillet 2001 |
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