Pour te séduire

  
 

 

J’ai Mont-Carmel à te dire

Un joli village blotti à flanc de montagne
De longs chemins courant dans la campagne
Des bois immenses à portée d’œil et de cœur
Parés par les saisons de changeantes couleurs
Des bleus d’azur et des bleus de mer, à l’horizon, mariés
Sublime décor où l’âme, tel un oiseau, s’envole extasiée.

J’ai mon village à te dire

Son église de pierres au clocher droit et fier
Ses coquettes maisons, ses vieilles chaumières
Des lieux de services et de rassemblements
Une patinoire, une piscine pour le délassement
Une école animée où la gent écolière
Prépare les demains de notre coin de terre.

J’ai ma campagne à te dire

Ses verts pâturages, de fleurs champêtres, piquetés
Sa moisson d’or ondulant sous le soleil aoûté
Terre nourricière où poussent orge et froment
Fermes bovines, fermes laitières, fierté du paysan
Cinq croix de chemin, un vieux four à pain
Du temps de nos anciens, silencieux témoins.

J’ai Mont-Carmel à te dessiner

Son ruisseau Creux, sa montagne Pelés
La côté des Bois-Francs et son parc ombragé
Un sentier culturel menant au lac Saint-Pierre
Le grand lac de l’Est et la source à «Ti-Bert»
Des brumes matinales aux ombres de mystère
Et des soleils ardents aux éclats de lumière

J’ai Mont-Carmel à te chanter

Des ramages d’oiseaux dans le pommier fleuri
Le concert des cigales dans le brûlant midi
Des rires d’enfants aux échos cristallins
Les parlures du matin au magasin du coin
Les mélodies du jour, les murmures du soir
Et, la nuit venue, du troubadour, le chant d’espoir.

J’ai Mont-Carmel à te danser

La mouvance des blés sous la légère brise
Des feuilles d’or et d’ambre, l’envolée exquise
Dans le vent frisquet d’un matin automnal
La danse des neiges folles au grand bal hivernal
La bourrée cadencée des travailleurs vaillants
Les sauts à cloche-pied, les cabrioles d’enfants.

J’ai de bonnes gens à te présenter

Bâtisseurs, ouvriers du bois et de la terre
Ardents travailleurs aux métiers divers
Aînés inspirants et tous leurs descendants
Talentueux artistes, ingénieux artisans
Femmes au métier et à l’aiguille, musiciens, chanteur,
Peintres des mots, poètes des couleurs.

J’ai cent quarante-sept ans d’histoire à te raconter

Les printemps d’une terre arrachée à la forêt
Le grand rêve ancestral devenue concret
Par de vaillantes luttes et de durs labeurs
Des jours porteurs d’espoir, d’amour et de bonheur
La joie des berceaux, des cercueils les silences
Les recommencements et tant de Résistance.

 

 
  Source :
 

Huguette Massé
Mont-Carmel, mai 2014

 
 

 

 

Conception et réalisation
Rosaire Dionne

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