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On assiste chez Raynald Légaré à une organisation spatiale
sublimée (eau, roche, arbre et terre) dans laquelle des
structures se brisent, s’accrochent, s’interpénètrent mutuellement
avec une étonnante émulation, tendant à échapper à l’ordre
habituel des choses.
Les images atmosphériques s’animent dans un lyrisme vibrant
mais sans excès, car si les modulations des formes font tanguer
les textures où se lisent des sentiments vifs pour les éclats
miroitants des transparences et le flou, leurs références au
monde extérieur sont cependant toujours très lisibles.
Il y a là la marque d’un merveilleux tempérament qui rêve
les images.
Michel Bois
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