"Aimer un pompier volontaire"

 

 
 

"Je dédie ce poème à toutes les Femmes qui comme moi, savent bien ce que c'est que de vivre avec un pompier volontaire."

 

 
  SI UN JOUR TU AIMES UN POMPIER...
Il faut que tu sois certaine
Que ton coeur soit comme une borne-fontaine
Capable de combattre feux et flammes
Qui pourraient incendier ton âme


SI UN JOUR TU AIMES UN POMPIER...
Il faudra accepter de te priver
Car quand arrive la fumée
Il vole vers son auto
Et pense déjà à ses boyaux
À cet instant précis
Il pense à sauver des vies
Inquiet et nerveux
Il s'en va au feu
En plein coeur de la nuit
Sans penser à lui

 

SI UN JOUR TU AIMES UN POMPIER...
Il n'existe aucune sirène
Pour étouffer ta haine
Face à cette fumée noire
Qui te l'enlève souvent le soir
À son retour tu es éveillée
Mais lui est bien fatigué
Il n'a plus le temps de te parler
Car au matin il doit aller travailler
Comme tu as eu peur !
Mais tu le trouve courageux d'être sapeur
Quand il trouve enfin le sommeil
Tu penses encore à la veille
Au moment où l'alarme a sonnée
Et que ta vie de couple a été dérangée
Le lendemain, ne lui demande jamais s'il te trouve belle
Alors qu'il te parle de ses échelles
Ou bien qu'il te raconte ses histoires
Sur les appareils respiratoires
Car il n'aura pas d'heure
Pour te parler des extincteurs


SI UN JOUR TU AIMES UN POMPIER...
Regarde le bien, quand il conduit l'unité de secours
Tu es certaine de n'avoir aucun recours
Et surtout aucun discours sur l'amour
Quand il conduit le camion
Il a l'air d'un petit garçon
Ne se sent-il pas un peu Champion ?

SI UN JOUR TU AIMES UN POMPIER...
Tu ressentiras de la fierté
Dans son uniforme de le voir parader
Quelle joie doit t'apporter ?
D'entendre ton enfant crier :
"Moi mon Papa, il est pompier"
À compter de cet instant
Tu te diras qu'il y a des moments
Où il est facile d'accepter
Le choix de son métier
Si tu le laisse devenir pompier un jour !
Tu peux être certaine qu'il voudra l'être la nuit comme le jour !
Comprendre pourquoi il est pompier ?

N'EST-CE PAS CELÀ L'AIMER !


 

 
 

Écrit par : Mme Ginette Barry Fyfe,
quatorze ans de métier
Ville Sainte-Catherine
Comté de Châteauguay
Québec, Canada

 
     
 

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