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Est-ce une
loi
obligatoire grave
que la messe du dimanche?.
On dit qu'elle ne compte qu'à partir de 16 heures le samedi. Nous irons
à un mariage à 15 heures samedi. Somme-nous tenus d'y retourner, pour
obéir au commandement de l'Église?
N'oublions pas l'importance du dimanche.
Gardons à la pensée que, le dimanche, nous célébrons par le
<<repas du Seigneur>> le Christ mort et ressuscité. Le 31 mai
1998, le pape Jean-Paul II publiait une lettre apostolique
<<Dies Domini>> sur la
sanctification du dimanche. Le dimanche, écrit-il, nous rappelle la
création et la résurrection du Christ et nous invite à la joie. Les
changements d'ordre social et culturel ne privent pas le dimanche de sa
valeur chrétienne. Nous nous devons de rendre grâce ensemble au Seigneur
en participant à l'Eucharistie et à vivre ce jour dans le repos et la
joie chrétienne.
L'Église, depuis ses origines, a
toujours considéré le dimanche comme le jour de la résurrection, de la
lumière, de la foi, de l'espérance, du don de l'Esprit, de la
table de la parole et du Corps du Christ de l'Église, de la
rencontre fraternelle, de la mission ... L'Eucharistie demeure le coeur du
dimanche. Aussi est-il important et nécessaire d'y participer, à moins
d'empêchement grave.
Il peut y avoir des assemblées
dominicales en l'absence du prêtre, mais rien ne peut vraiment remplacer
l'Eucharistie. Les messes radiodiffusées ou télévisées peuvent aider
les personnes dans l'impossibilité de se déplacer, mais elles ne peuvent
se substituer à la célébration de l'Eucharistie à l'Église, pour qui
peut s'y rendre.
Le Code de Droit canonique stipule :
<< Satisfait au précepte de participer à la messe, qui assiste
à la messe, qui assiste à la messe célébrée selon le rite catholique le jour de fête
lui-même ou le soir du jour précédent:>>(Can.1248,par. 1).
Les diocèses déterminent l'heure où commence le soir du jour précédent;
c'est souvent à 16 heures le samedi.
L' Ordo anglais 1997-1998 présente la
pensée officielle de nos évêques; il invite les pasteurs à mettre en
lumière la célébration joyeuse du jour du Seigneur. Il affirme que la
messe de mariage, célébrée le samedi après-midi ou dans la soirée, ne
peut être considérée comme une messe dominicale (Note 13).
Cependant, selon une interprétation
autorisée du Canon 1248, la participation à toute messe, même de
mariage, après 16 heures, satisfait l'obligation du précepte dominical
(The Canon Law, Letter and Spirit The Canon Law Society of Great Britain
and Ireland, 1995, Commentary No 2467, John M. Huels, O.S.M.) <<Toute
messe est la célébration du mystère du Christ>> (Ordo français, p 6.)
Il s'agit d'une situation d'exception,
car on ne va pas à une messe de mariage toutes les fins de semaine.
Et
il ne faut pas oublier que le fidèle, lors d'une messe de mariage,
participe à la célébration de deux sacrements: l'eucharistie et le
mariage. L'interprétation selon l'esprit et non la lettre, est plus
acceptable encore si le fidèle va régulièrement à la messe
dominicale au cours de l'année.
Si, après avoir participé à
l'Eucharistie du mariage, à 15 heures, le samedi, vous pensez avoir
satisfait au précepte et que vous décidez de ne pas revenir le
lendemain, vous pouvez demeurer en paix.
Gérard Desrochers, C.Ss.R.
Revue Sainte-Anne mai 2001.
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