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Le samedi 2
avril dernier, à 21 h 37 (heure de Rome), Sa Sainteté le pape Jean‑Paul II
entreprenait son tout dernier voyage. Cette fois, il répondait à un
pressant appel du Seigneur qui lui disait: «Viens, n'aie pas peur!»
En apprenant
le décès de Notre Saint‑Père, l'évêque de Sainte‑Anne‑de‑la‑Pocatière, Mgr
Clément Fecteau se disait peiné du départ de cet homme «que le Seigneur
nous a donné pour qu'il soit en quelque sorte notre père spirituel. »
Avec une
note nostalgique dans la voix, Mgr Fecteau disait conserver un excellent
souvenir du pape Jean‑Paul II qu'il a eu l'occasion de côtoyer à quelques
reprises. «C'est lui qui m'a nommé évêque en 1989» rappelait Mgr
Fecteau. Depuis sa nomination, l'évêque de Sainte‑Anne‑de‑laPocatière a
eu l'occasion de rencontrer le Saint‑Père à quatre reprises.
Sa première
rencontre avec le Souverain Pontife remonte à 1994 à l'occasion de la
visite ad limina des évêques du Québec. Mgr Fecteau était alors évêque
auxiliaire à Québec. Cinq ans plus tard, Mgr Fecteau effectuait sa seconde
visite ad limina à Rome, cette fois à titre d'évêque titulaire de
SainteAnne‑de‑la‑Pocatière. «À cette occasion, raconte Mgr Fecteau,
chaque évêque a droit à une rencontre personnelle avec le pape en plus de
partager sa table pour un repas avec d'autres évêques. Et ces moments,
ajoute Mgr Fecteau, sont toujours empreints d'une grande simplicité.»
Outre les
visites ad limina effectuées à Rome, Mgr Fecteau a également pris part aux
Journées mondiales de la Jeunesse de Paris (1997) et de Toronto (2002),
concélébrant avec les autres évêques et le Saint‑Père la messe de clôture.
«En outre,
lors
de la JMJ de Paris, raconte encore Mgr Fecteau, j'ai eu l'occasion de
quitter l'église NotreDame en même temps que le Saint‑Père.» «Je m'étais
attardé dans la nef lorsque j'ai vu le pape
revenir dans
l'église par la porte de la sacristie, portant sa canne à la main. Je lui
serrai la main en lui disant de prendre bien soin de lui. Le Saint‑Père
m'a alors dit quelques mots, sourire en coin, avant de quitter l'Église
Notre‑Dame.»

Photo prise à
Rome à l'occasion de la visite ad limina de 1999. Mgr Fecteau semble
particulièrement heureux de l'entretien que le Saint‑Père lui a accordé
Outre sa
jovialité et son affabilité, Mgr Fecteau garde de Jean‑Paul II le souvenir
d'un homme priant qui a toujours fait une large place au Christ Jésus dans
sa vie de tous les jours. Le Saint‑Père avait aussi une grande dévotion
envers la Vierge Marie. C'est sans doute cette dévotion qui a conduit le
Saint‑Père à faire de l'année 1987‑1988 une «année mariale». Puis, le 16
octobre 2002, Jean‑Paul II publiait une lettre apostolique intitulée «Rosarium
Virginis Mariae» par laquelle il invitait l'Église universelle à consacrer
l'année 2002‑2003 au Rosaire.
Dans les
minutes qui ont suivi l'annonce du décès du Saint‑Père, Mgr Fecteau
invitait les fidèles du diocèse à s'unir dans la prière à l'Église
universelle qui, en la personne de Jean‑Paul II, vient de perdre «un
homme précieux, fidèle serviteur de Dieu. » Les communautés
chrétiennes ont également été invitées à faire sonner le glas le jour des
funérailles du pape en plus de célébrer des messes spéciales pour le repos
de son âme.
UNE VIE D'HOMME
CONSACRÉE AU CHRIST SEIGNEUR
Karol Josef
Wojtyla est né à Wadowice, en Pologne le 18 mai 1920. En 1938, il
fréquente l'Université de Cracovie et se fait comédien amateur. L'année
suivante le monde entre en guerre et la Pologne est envahie. Pendant cette
période houleuse, Karol Wojtyla délaisse le théâtre et décide de consacrer
sa vie entière au Seigneur en se faisant prêtre. De 1942 à 1946, il
complète donc ses études de théologie. Il est ordonné prêtre à Cracovie le
1 ` novembre 1946.
Entre les
années 1946 et 1948, il séjourne à Rome pour des études théologiques. Sa
thèse est consacrée à la foi dans l'oeuvre de saint Jean de la Croix. En
1948, il retourne à Cracovie et devient aumônier des étudiants en plus de
faire du ministère paroissial. En 1951 commence pour lui une seconde
période d'études, cette fois à l'université polonaise de Lubin. Il se
spécialise alors en théologie morale et en éthique. Dès 1953, il devient
professeur de théologie morale et d'éthique sociale au Grand Séminaire de
Cracovie et à l'université de Lubin.
Le 28
septembre 1958, Karol Wojtyla reçoit l'ordination épiscopale et devient
évêque auxiliaire de Cracovie. Entre les années 1962 à 1965 il prend une
part active au Concile Vatican II. Il contribue de façon notable à
l'élaboration de la constitution Gaudium et Spes (L'Église dans le monde
de ce temps). Le premier chapitre de cette constitution est consacré à la
«dignité de la personne humaine», un thème qui sera continuellement au
coeur du discours du futur pape Jean‑Paul II.
Le 13
janvier 1964, Mgr Karol Josef Wojtyla devient archevêque de Cracovie.
Trois ans plus tard, soit le 26 juin 1967, Sa Sainteté le pape Paul VI
l'appelle au Collège des cardinaux. Puis, le 16 octobre 1978, à la
surprise générale, il est élu pape par ses pairs. Il est le premier pape à
provenir de la religieuse Pologne et le premier pape non italien depuis
plus de quatre siècles.
Il choisit le
nom de Jean‑Paul

<
N'ayez pas peur!» s'est empressé de dire
Jean‑Paul II quelques instants après son élection comme successeur de
saint Pierre.
À son
élection, Karol Wojtyla a choisi le nom de Jean‑Paul II marquant ainsi son
intention de continuer le bref pontificat de son prédécesseur. Comme pour
Jean‑Paul
le`,
il
s'agissait aussi d'exprimer son amour et son désir de faire fructifier «
l'héritage singulier» des papes Jean XXIII et Paul VI.
Ses
armoiries portent la croix dorée sur fond d'azur et le «M» de la Vierge
Marie. Ces armoiries, comme sa devise personnelle (Totus tuus) montrent
bien le grand attachement que voue Jean‑Paul II au Christ et à la Vierge.
Non conventionnelles, ses armoiries ont donné lieu à bien des commentaires
de la part de certains experts en héraldique.
Des initiatives
spectaculaires
Jean‑Paul II
s'est attaché à donner une plus grande visibilité à l'Église par ses
voyages (102 voyages effectués en dehors de l'Italie) et des initiatives
souvent spectaculaires, telles la Journée mondiale des malades, la Journée
mondiale de la jeunesse et les Rencontres inter‑religieuses de prière pour
la paix à Assise. Parmi ces initiatives, notons aussi les célébrations
jubilaires de l'année sainte de la
Rédemption
(1983‑1984) ou encore l'année mariale de 19871988.
Au moment de
son intronisation, le cardinal polonais Wyszynski
avait dit du pape Wojtyla qu'il ferait entrer l'Église dans le
troisième millénaire. Il avait vu juste. Aussi, le grand jubilé de l'an
2000 allait‑il prendre un relief tout à fait particulier. En préparation
de cet événement, Jean‑Paul II a tenu à soumettre l'Église à un véritable
examen de conscience. Cette période de «purification de la conscience»
avec ses multiples demandes de pardon constitue l'un des traits les plus
originaux du pontificat de Jean‑Paul II. En tout état

Les armoiries de Jean‑Paul
II
UN PAPE QUI
SE FAIT PÈLERIN
Quant on lui
demandait pourquoi il voyageait autant, Jean‑Paul II disait que le
successeur de Pierre devait aussi être l'héritier de l'apôtre Paul. Pour
JeanPaul II, il s'agissait de parcourir le monde «pour annoncer
l'évangile et confirmer ses frères dans la foi.» Plus que tout autre pape,
il est allé à la rencontre de l'humanité. Grâce au charisme de Jean‑Paul
II, l'Église de Jésus Christ a «pris les devants», s'est rendue sur place,
à la rencontre des personnes et des cultures.
Durant son
pontificat, Jean‑Paul II est venu trois fois au Canada. D'abord, en 1984
alors que l'itinéraire retenu pour ce voyage a entraîné Jean‑Paul II d'un
océan à l'autre, en commençant par Québec, berceau de l'Église en Amérique
du Nord. Sur les onze jours de sa visite en terre canadienne, cinq se sont
déroulés au Québec. Après Québec et Sainte‑Anne‑deBeaupré, le Saint‑Père
s'est arrêté à Trois‑Rivières et au Cap‑de‑la‑Madeleine avant de se rendre
à Montréal où il a visité notamment l'Oratoire SaintJoseph. On se
souvient aussi que plus de 60 000 jeunes avaient pris place dans le Stade
Olympique pour une rencontre avec le Souverain Pontife.

Jean-Paul II à son arrivée au parc Downsview de Toronto
pour la vigile avec les jeunes.
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de cause, il
s'agissait d'une démarche inédite dans toute l'histoire de l'Église.
Malgré
l'attentat dont il fut victime le 13 mai 1981 et les ennuis de santé qui
s'en suivirent, il est demeuré un infatigable défenseur de la paix et des
droits de la personne.

Lors de sa
visite à Québec, Jean‑Paul II salue l'évêque de Sainte‑Anne‑de‑la‑Pocatière,
Mgr Charles‑Henri Lévesque.
N'ayant pu
atterrir à Fort Simpson, dans les territoires du Nord‑Ouest pour sa
rencontre avec les autochtones, le Saint‑Père reviendra au Canada en
septembre 1987 pour compléter cette visite pastorale.
Puis, en
2002, c'est à Toronto que le pape JeanPaul II décide de tenir la XVIIe
Journée mondiale de la jeunesse. Déjà affaibli par la maladie, le «vieux
pape qui vous aime» disait‑il, a exhorté les jeunes de tous les pays à se
faire «bâtisseurs de la civilisation de l'amour». Près d'une cinquantaine
de jeunes et d'accompagnateurs du diocèse de Sainte‑Anne‑dela‑Pocatière
ont pris part à ce rassemblement international. Tous ont conservé un
souvenir impérissable de cette visite du Saint‑Père chez nous.
Des records
difficiles à battre!
Jean‑Paul II
est en quelque sorte le pape des records. Compte tenu des moyens de
communication modernes, c'est évidemment le pape qui a le plus voyagé,
visitant près de 150 pays au cours de ses 102 voyages apostoliques hors
d'Italie. Il a aussi effectué 143 visites pastorales en Italie et effectué
plus de 700 déplacements dans la ville et le diocèse de Rome. En 26 ans et
quelques mois de pontificat, il a parcouru 1 247 613 kilomètres, ce qui
correspond à 28 fois le tour de la terre ou 3,24 fois la distance entre la
terre et la lune. Au cours de ses divers déplacements, de même qu'à
l'occasion de visites de dignitaires au Vatican, Jean‑Paul II a prononcé
plus de 20 000 discours et homélies, ce qui représente près de 100 000
pages.
Du début de
son pontificat jusqu'à son décès, JeanPaul Il a nommé plus de 3 500
évêques (sur les 4 200
que compte
l'Église à travers le monde). Durant cette période, Jean‑Paul II a aussi
tenu neuf consistoires au cours desquels il a créé 232 cardinaux. Au
moment de son décès, le Collège cardinalice comptait 183 membres dont 117
avaient moins de 80 ans. Seuls ces derniers peuvent voter au conclave.
Durant son
pontificat, Jean‑Paul II a béatifié quelque 1 339 serviteurs et servantes
de Dieu au cours de 143 cérémonies. De ce nombre, on compte 12 canadiens.
Il a aussi canonisé 483 Bienheureux et Bienheureuses dont deux
canadiennes, sainte Marguerite Bourgeois et sainte Marguerite d'Youville.
LES VALEURS
CHÈRES À JEAN‑PAUL II UN HÉRITAGE PRÉCIEUX
Résumer les
26 années de pontificat de Jean‑Paul il n'est pas chose aisée. Par la
richesse de son enseignement et l'envergure de sa personnalité, le pape
venu de Pologne laisse un héritage précieux duquel on peut discerner les
valeurs qui l'ont toujours animé. Citons‑en quelques‑unes:
La foi en
Jésus Christ par Marie:
Dès sa
première lettre encyclique (Redemptor Hominis), Jean‑Paul II place Jésus
Christ au centre de l'univers et de l'histoire. Dans un monde qui cherche
parfois péniblement un sens à la vie, le Christ s'offre toujours comme une
réponse à la crise de la civilisation. Cependant, l'angle particulier sous
lequel Jean‑Paul II a présenté le Christ Jésus est celui du regard que
pose Marie sur son divin fils. En 1987, il consacre à Marie, Mère du
Rédempteur, une lettre encyclique en plus de décréter une année mariale.
Puis, en 2002, par sa lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, il
invite les fidèles du monde entier à consacrer l'année pastorale 20022003
au Rosaire, donnant à l'Église à cette occasion les «Mystères lumineux».
La culture
de la vie:
Parmi les
thèmes chers à JeanPaul II, beaucoup d'observateurs ont fait remarquer
son attachement au respect de la vie humaine depuis sa conception jusqu'à
la mort naturelle. À de nombreuses reprises, Jean‑Paul II reviendra sur ce
sujet, signant en 1995, une lettre encyclique (Evangelium Vitae) portant
sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine. C'est également au nom
du <respect de la vie» que Jean‑Paul II s'élèvera énergiquement contre
toutes les formes de violence que l'on peut infliger aux personnes, en
commençant par la guerre. Enfin, plusieurs des messages émis à l'occasion
de la Journée mondiale des malades font la promotion de la dignité
humaine, même au seuil de la mort.
Les droits
de la personne et la liberté religieuse:
Une très
grande partie de l'action internationale de Jean‑Paul II au cours des 26
dernières années a consisté à faire valoir la primauté de la personne sur
toute forme de système, y compris les systèmes politiques. Constamment, il
revenait sur le thème de l'égalité fondamentale de tous les êtres humains.
C'est dans
la foulée de ces interventions que plusieurs observateurs placent la chute
du communisme en Union soviétique; chute qui s'est symboliquement
concrétisée par l'effondrement du mur de Berlin en 1989.
Le respect
des droits de la personne et de la liberté religieuse l'ont également
conduit à lancer de multiples appels en faveur de la paix; thème qui
revenait fréquemment à l'occasion de l'Angélus du dimanche. C'est aussi
dans cette perspective qu'il faut inscrire les nombreuses démarches à
caractère oecuménique effectuées par Jean‑Paul II dès les premières années
de son pontificat de même que les Journées mondiales de prière pour la
paix qui se sont tenues à Assise.
La jeunesse:
Les jeunes ont toujours occupé une grande place dans le coeur du Souverain
Pontife. N'est‑il pas nommé aumônier des étudiants de Cracovie, dès son
ordination sacerdotale, organisant avec eux de nombreuses randonnées.
Puis, à l'occasion de l'année jubilaire de la Rédemption, JeanPaul II
lance une pressante invitation aux jeunes du monde entier à célébrer la
Journée mondiale de la jeunesse. Celle‑ci est fixée au Dimanche des
Rameaux
et donne
lieu, à tous les deux ans, à de grands rassemblements internationaux.
Personne ici n'a oublié la Journée mondiale de la jeunesse de 2002 à
Toronto, la dernière à laquelle aura assisté le SaintPère.
Vatican II:
Une grande partie de l'enseignement de Jean‑Paul II trouve sa source dans
les travaux du Concile Vatican II, particulièrement la «Constitution
dogmatique sur l'Église» (Lumen Gentium) et la «Constitution
pastorale sur l'Église dans le monde de ce temps» (Gaudium et Spes)
auxquelles il a particulièrement travaillé de 1963 à 1965.
La prière:
Non seulement le Pape est‑il un homme d'action, il est aussi un homme de
prière. À de nombreuses occasions, on le voit prier et, avec une ferveur
remarquable. Fréquemment aussi, JeanPaul II a mis sa plume au service de
la prière, laissant aux fidèles de très beaux textes de prières adressées
à Dieu (Père, Fils et Esprit Saint), à Marie bien sûr, mais aussi pour les
vocations, pour les malades, pour la paix, etc. Il a aussi composé
quelques Chemins de Croix, dont un pour le Vendredi saint de l'année 2000.
UN HOMME D'ORDRE,
UN PAPE HUMAIN ET CHARISMATIQUE

Miné
par la maladie, JeanPaul II a graduellement délaissé les sorties en
montagne et s'est consacré davantage à la prière.
Personnalité
aux multiples facettes, on aime penser à Jean‑Paul II comme à un pape
humain. On se rappelle de lui faisant du ski ou de la natation. On fa vu
prendre des petits enfants dans ses bras et les embrasser. On fa aussi vu
se pencher sur les malades et les bénir. Il n'a pas craint d'assumer
publiquement la maladie qui (affectait et cela, jusqu'aux dernières
heures de sa vie. Jean‑Paul II aimait
rencontrer
les foules. Même en présence des médias, il a su livrer des impressions
personnelles, préférant le «je» au <mous». À ceux et celles qui ont eu la
chance de le rencontrer, il laisse le souvenir d'un homme habité par une
foi profonde. Même si tous ne partagent pas son message, chacun est en
mesure de reconnaître l'authenticité de son témoignage.
On peut dire
qu'il a été l'une des personnalités les plus médiatisées au monde. Même si
certains aspects de son enseignement rencontrent de la résistance, il
demeure l'homme dont les convictions l'emportent. Il donne l'image d'une
Église présente et sensible au monde d'aujourd'hui.
Nombreux
sont ceux qui ont vu dans la personnalité de Jean‑Paul II la figure d'un
homme qui aime mettre de l'ordre... Qu'on pense notamment à la réforme du
Droit canonique ou au Catéchisme de l'Église
catholique
publié le 11 octobre 1992. Par ailleurs, avec la constitution «Pastor
Bonus», édictée en 1988, Jean‑Paul II a complété la réforme de la Curie
romaine.
Que l'on
partage ses points de vue ou non, il n'en demeure pas moins que Jean‑Paul
II fut sans contredit la figure la plus marquante de la fin du
XXe siècle. Ici et là à travers le monde on a vu émerger des
personnalités fortes qui ont fait leur tour de piste. Après quelque temps,
certaines de ces personnalités ont quitté la scène, parfois
volontairement alors que d'autres se voyaient indiquer la porte de
sortie. Les grands de ce monde que furent Reagan, Thatcher, Gorbatchev,
Arafat sont passé, mais Jean‑Paul II lui, a duré...
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06-06-2005=194
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