Roland Michaud, 1965‑1973

 

 
 

Son remplaçant, le curé Roland Michaud était originaire d'une paroisse fondée par un ancien pasteur de Mont‑Carmel, le curé Blas. En effet, il était né à Saint‑François‑Xavier de Rivière‑du‑Loup le 23 février 1912. Après ses études classiques au Collège de Sainte‑Anne- de‑la‑Pocatière, le curé Michaud s'était orien vers les Missions Étrangères et il a été ordonné prêtre de cette communauté en 1937. Mais entra bientôt dans le clergé diocésain.

Vicaire à Saint‑Fabien en 1938‑1939, le fut ensuite à Saint‑Prosper (1939), Saint Perpétue (1939‑1944), L'Islet (1944‑1948) Sainte‑Anne‑de‑la‑Pocatière (1948‑1951 Desservant à Saint‑Aubert en 1951‑1952, séjourna pour une première fois à Mont-Carmel comme vicaire en 1952‑1955 avant devenir desservant pendant quelques mois puis curé de Saint‑Bruno (1955‑1962).

Après avoir été curé de Saint‑Germain en 1962‑1963, il s'occupa de l'oeuvre des Vocations de 1963 à 1965.

Il prit la cure de Mont‑Carmel à la fin de mai 1965.

Le curé Michaud était un homme affable et dévoué, toujours prêt à apporter aide et assistance à ceux qui le lui demandaient. Il était également fort éloquent dans ses sermons.

Son arrivée à Mont‑Carmel coïncida avec les profondes transformations qui touchèrent l'Église catholique à la suite du deuxième concile du Vatican. La liturgie en fut bouleversée. La messe partiellement en français (ler octobre 1967), puis totalement renouvelée (1969), la communion debout (janvier 1968) et dans la main (1970), l'ancien autel abandonné et remplacé par une table permettant au célébrant de faire face à la foule (1968), voilà quelques‑uns de ces changements.

En décembre 1967, les messes dominicales furent placées à 8h et à l0h; l'été suivant, on changeait pour 7h30, 9h30 et 11 h et en octobre 1968, on commença à les célébrer à 8h30 et à lOh30.

Une première messe dominicale du samedi soir eut lieu en septembre 1970 avec une chorale localisée dans le choeur. Peu après, un nouvel orgue à traction mécanique, acheté au coût de 10000$, fut installé à l'avant de la nef de l'église, du côté gauche.

Le renouvellement de la cérémonie du baptême et les premiers baptêmes communautaires eurent lieu en 1970. On mit l'accent sur la catéchèse aux adultes en 1971.

Le premier feuillet paroissial parut en octobre 1968.

Avec la nouvelle loi des Fabriques, prenant force le ler janvier 1966, le nombre de marguilliers passa de trois à six pour un mandat de trois ans; en 1971, les paroissiens élirent leur première marguillière, madame Emile Lavoie.

Ce fut également à l'époque du curé Michaud et sous l'impulsion du même vent de changement, que nombre d'organisations disparurent ou se transformèrent en profondeur: les Enfants de Marie, les cercles Lacordaire et Jeanne‑D'Arc, les mouvements d'action catholique tels la jeunesse Étudiante Catholique et la Jeunesse Agricole Catholique devenue Jeunesse Rurale Catholique, la ligue du Sacré‑Coeur devenue le mouvement Chrétiens d'aujourd'hui et la congrégation des Dames de Sainte‑Anne devenue le mouvement des Femmes chrétiennes.

Face à de tels bouleversements, des décisions comme la démolition du charnier du cimetière (1971) ou l'implication de la Fabrique dans les fêtes du centenaire de 1967 semblèrent peu importantes!

Le curé Michaud fut aidé dans son ministère par les vicaires Paul‑Émile Raymond (1969‑1970) et Jean‑Paul Caron (1970‑1975).

Le 1 er août 1973, le curé Michaud quittait Mont‑Carmel pour la cure de Saint‑Germain où il resta jusqu'en juin 1981. Retiré à la Villa Saint Jean, il est décédé le 7 avril 1988 et fut inhumé le 9 par monseigneur Gaumond à Saint‑François‑Xavier de Rivière‑du‑Loup, sa paroisse natale.

Maurice Langlais, 1973‑1988

Messe du centenaire, le 2 juillet 1967

Né à Saint‑Philippe‑de‑Néri le 31 octobre 1921, le curé Maurice Langlais a fait ses études classiques au Collège de Sainte ‑Anne‑de‑la Pocatière et théologiques au Grand séminaire de Québec. Il fut ordonné prêtre par monseigneur Maurice Roy dans sa paroisse natale le 19 juin 1949.

Au Collège de Sainte‑Anne de 1950 à 1952, puis vicaire à la cathédrale de Sainte‑Anne‑de‑la Pocatière de 1952 à 1957, il fut ensuite vicaire à Saint‑Patrice‑de‑Rivière‑du‑Loup de 1957 à 1962 et de nouveau à la Cathédrale en 1962‑1963. Aux études à l'Institut Catéchétique de l'Université Laval en 1963‑1964, il devint aumônier à l'École Louis ‑Joseph ‑Casault de Montmagny en 19631964 et visiteur ecclésiastique pour la Commission scolaire régionale Pascal‑Taché en 1965‑1967. Curé à Saint‑Mathieu de Montmagny de 1967 à 1973, il fut nommé à Mont‑Carmel où il arriva au début d'août 1973.

L'automne de son arrivée, le curé Langlais, à la demande du choeur de chant, fit approuver par les marguilliers l'aménagement d'un espace pour les membres des chorales paroissiales en déplaçant à l'arrière de l'église le confessionnal situé à l'avant‑gauche de la nef et en y faisant ériger une tribune, ces travaux étant effectués par Régis Saint-Onge. En 1974, on décida de fermer le jubé pour les offices, sauf circonstances exceptionnelles, ainsi que, sur semaine, les portes de l'église à l'exception de celle donnant sur la sacristie.

Dès 1973, il mit sur pied un comité de Pastorale (voir page 47). En 1973 également, la Fabrique adopta un premier règlement de cimetière, modifié à deux reprises en 1976 et 1977. La version finale de ce règlement numéro 1 de la Fabrique arrête des dispositions concernant la régie du cimetière de la Fabrique, les inhumations et les exhumations qui y sont faites, la concession des lots ou fosses et les droits et obligations des concessionnaires. Côté matériel, on procéda à l'aménagement de la section nord du cimetière en 1977‑1978: nivellement, pelouse, gravelage, construction d'un mur et d'une clôture.

Léo Gaudreau & Fils de Charny fut engagé en 1974 pour installer un système‑moteur électrique pour les cloches au coût de 7 000 $ entièrement payés par la East Lake Lumber Co. Ltd. Des projets gouvernementaux permirent la réalisation de plusieurs autres travaux. Notons en particulier l'enlèvement du muret au sud de l'église et l'aménagement du stationnement (1978), la construction d'un garage et l'installation du chauffage à l'électricité et à l'huile (bi‑énergie) à l'église (1982), la peinture du toit et du clocher et l'isolation de la voûte de l'église (1984) et l'installation d'un système d'alarme‑incendie à l'église (1985). En 1987, une somme de 17100$, en partie financée par souscription, permit de faire des réparations urgentes au perron de l'église.

On peut souligner aussi l'achat de la chapelle du Lac de l'Est en 1981. En 1984, quarante‑sept paroissiens se rendirent officiellement à Québec lors de la visite du Pape.

Le rôle des marguilliers s'accrut encore en 1984 lorsqu'ils commencèrent à recueillir la capitation qui était auparavant l'une des tâches du pasteur, surtout lors de sa visite paroissiale.

Prêtre généreux et dévoué, le curé Langlais a laissé un excellent souvenir aux paroissiens de Mont‑Carmel. Lors de la fête paroissiale organisée pour célébrer son 30e anniversaire de prêtrise en 1979, le vicaire dominical, Guy Paradis, le décrivait en ces termes: "Attentif aux besoins de tous, disponible en tout temps, vous savez être le serviteur accessible et aimable qu'il fait bon rencontrer pour un conseil amical, une sympathie, un service. L'humanité et la cordialité que vous savez mettre dans l'exercice de vos activités sacerdotales suscitent notre admiration et notre respect".

Il ne faudrait d'ailleurs pas passer sous silence le rôle joué par le vicaire dominical, Guy Paradis, dont la connivence avec le curé Langlais était évidente et qui savait, avec originalité, humour et simplicité, animer la vie paroissiale dans toutes ses dimensions. La ferme du rang 6 servit souvent de lieu d'expression de la vie religieuse.

Depuis l'été 1988, le curé Maurice Langlais est animateur de pastorale au Centre d'accueil Thérèse‑ Martin de Rivière‑Ouelle.

André Lebel, 1988­

Le curé André Lebel est né à Saint-Antonin de Rivière‑du‑Loup le 22 novembre 193 7; après ses études classiques au Collège de Sainte‑Anne‑de‑la‑Pocatière et théologiques au Grand Séminaire de Québec, il fut ordonné prêtre à Saint‑Antonin le 13 juin 1964 par monseigneur Bruno Desrochers.

Au Collège de Sainte‑Anne de 1964 à 1966, puis vicaire à Saint‑Pascal de 1966 à 1969, il fut par la suite affecté au Service diocésain de 1969 à 1972.

Vicaire à Saint‑Patrice de 1972 à 1977, il fit une année d'études à l'Institut de Pastorale à Montréal en 1977‑1978 avant de prendre la cure de Sainte‑Apolline de 1978 à 1987. C'est après une année sabbatique consacrée entre autres à des études à l'Université Laval qu'il devint curé de Mont‑Carmel en août 1988.

Le curé Lebel n'est à Mont‑Carmel que depuis un peu plus de trois ans. C'est court pour pouvoir analyser son oeuvre et c'est trop récent pour porter un jugement totalement objectif. De l'homme, on peut mentionner la droiture, la délicatesse, la franchise, le sens de l'humour et les qualités d'administrateur.

Quant aux réalisations, il en est une qui sera sûrement retenue: la construction du nouveau presbytère. Confronté à cette question dès son arrivée à Mont‑Carmel, le curé Lebel et les marguilliers résolurent de la poser ouvertement par un sondage paru dans Le Lien Paroissial d'avril 1989. Les résultats de ce sondage donnèrent une majorité de paroissiens favorables à l'amélioration des conditions de logement de leur pasteur sans pour autant répondre à la question principale: fallait‑il réaménager le presbytère ou en construire un nouveau?

Après moult discussions parfois animées, une assemblée de paroissiens tenue à la fin de 1989 révéla que les trois‑quarts des personnes présentes se montraient favorables à une construction. En mars 1990, la Fabrique annonça son intention de procéder à la construction d'un nouveau presbytère et lança une campagne de souscription avec un objectif de 110 000 $.

Dirigés par Mario Dionne assisté d'Alain Lévesque, les travaux de construction, alimentés par de nombreuses heures de bénévolat, furent menés rondement si bien que la bénédiction du nouveau presbytère eut lieu le 11 novembre 1990 après la messe (et dans la tempête de neige). Quant au financement du projet, il s'élevait en mars 1991 â 108 904,68 $, résultat admirable rendu possible parle travail d'une équipe de bénévoles et par une contribution de 30 000 $ de la Caisse Populaire.

 

 
 

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