|
Son remplaçant, le curé Roland Michaud était originaire
d'une paroisse fondée par un ancien pasteur de
Mont‑Carmel, le curé Blas. En effet, il était né
à Saint‑François‑Xavier de Rivière‑du‑Loup le 23
février 1912. Après ses études classiques au
Collège de Sainte‑Anne- de‑la‑Pocatière, le curé
Michaud s'était orienté vers les Missions
Étrangères et il a été ordonné prêtre de cette
communauté en 1937. Mais entra bientôt dans le clergé diocésain.
Vicaire à Saint‑Fabien en 1938‑1939, le fut ensuite à
Saint‑Prosper (1939), Saint Perpétue (1939‑1944), L'Islet (1944‑1948)
Sainte‑Anne‑de‑la‑Pocatière (1948‑1951 Desservant à Saint‑Aubert en
1951‑1952, séjourna pour une première fois à Mont-Carmel
comme vicaire en 1952‑1955 avant devenir
desservant pendant quelques mois puis curé de Saint‑Bruno (1955‑1962).
Après avoir été curé de
Saint‑Germain en 1962‑1963, il s'occupa de l'oeuvre des Vocations de
1963 à 1965.
Il prit la cure de Mont‑Carmel
à la fin de mai 1965.
Le curé Michaud était un homme
affable et dévoué, toujours prêt à apporter aide et assistance à ceux
qui le lui demandaient. Il était également fort éloquent dans ses
sermons.
Son arrivée à Mont‑Carmel
coïncida avec les profondes transformations qui touchèrent l'Église
catholique à la suite du deuxième concile du Vatican. La liturgie en fut
bouleversée. La messe partiellement en français (ler octobre 1967), puis
totalement renouvelée (1969), la communion debout (janvier 1968) et dans
la main (1970), l'ancien autel abandonné et remplacé par une table
permettant au célébrant de faire face à la foule (1968), voilà
quelques‑uns de ces changements.
En décembre 1967, les messes
dominicales furent placées à 8h et à l0h; l'été suivant, on changeait
pour 7h30, 9h30 et 11 h et en octobre 1968, on commença à les célébrer à
8h30 et à lOh30.
Une première messe dominicale
du samedi soir eut lieu en septembre 1970 avec une chorale localisée
dans le choeur. Peu après, un nouvel orgue à traction mécanique, acheté
au coût de 10000$, fut installé à l'avant de la nef de l'église, du côté
gauche.
Le renouvellement de la
cérémonie du baptême et les premiers baptêmes communautaires eurent lieu
en 1970. On
mit l'accent sur la catéchèse
aux adultes en 1971.
Le premier feuillet paroissial
parut en octobre 1968.
Avec la nouvelle loi des
Fabriques, prenant force le ler janvier 1966, le nombre de marguilliers
passa de trois à six pour un mandat de trois ans; en 1971, les
paroissiens élirent leur première marguillière, madame Emile Lavoie.
Ce fut également à l'époque du
curé Michaud et sous l'impulsion du même vent de changement, que nombre
d'organisations disparurent ou se transformèrent en profondeur: les
Enfants de Marie, les cercles Lacordaire et
Jeanne‑D'Arc, les mouvements
d'action catholique tels la
jeunesse Étudiante Catholique et la Jeunesse
Agricole Catholique devenue Jeunesse Rurale Catholique, la ligue du
Sacré‑Coeur devenue le mouvement Chrétiens d'aujourd'hui et la
congrégation des Dames de Sainte‑Anne devenue le mouvement des Femmes
chrétiennes.
Face à de tels
bouleversements, des décisions comme la démolition du charnier du
cimetière (1971) ou l'implication de la Fabrique dans les fêtes du
centenaire de 1967 semblèrent peu importantes!
Le curé Michaud fut aidé dans
son ministère par les vicaires Paul‑Émile Raymond (1969‑1970) et
Jean‑Paul Caron (1970‑1975).
Le 1 er août 1973, le curé
Michaud quittait Mont‑Carmel pour la cure de Saint‑Germain où il resta
jusqu'en juin 1981. Retiré à la Villa Saint Jean, il est décédé le 7
avril 1988 et fut inhumé le 9 par monseigneur Gaumond à
Saint‑François‑Xavier de Rivière‑du‑Loup,
sa paroisse
natale.
Maurice Langlais, 1973‑1988
Messe du centenaire, le 2 juillet 1967
Né à Saint‑Philippe‑de‑Néri le
31
octobre
1921,
le curé Maurice Langlais
a fait ses études
classiques au Collège de Sainte ‑Anne‑de‑la Pocatière et
théologiques au Grand
séminaire de Québec. Il fut ordonné prêtre par monseigneur Maurice Roy
dans sa paroisse natale le 19
juin
1949.
Au Collège de Sainte‑Anne de
1950
à
1952,
puis vicaire à la cathédrale de Sainte‑Anne‑de‑la
Pocatière de
1952 à 1957,
il fut ensuite vicaire à Saint‑Patrice‑de‑Rivière‑du‑Loup de
1957
à
1962
et de nouveau à la Cathédrale en
1962‑1963.
Aux études à l'Institut Catéchétique de l'Université Laval en
1963‑1964,
il devint aumônier à l'École Louis ‑Joseph ‑Casault de Montmagny en
19631964
et visiteur ecclésiastique pour la Commission scolaire régionale
Pascal‑Taché en
1965‑1967.
Curé à Saint‑Mathieu de Montmagny de
1967
à
1973,
il fut nommé à Mont‑Carmel où il arriva au début d'août
1973.
L'automne de son arrivée, le curé Langlais, à la demande du choeur de
chant, fit approuver par les marguilliers l'aménagement d'un espace pour
les membres des chorales paroissiales en déplaçant à l'arrière de
l'église le confessionnal situé à l'avant‑gauche de la nef et en y
faisant
ériger une tribune, ces
travaux étant effectués par Régis Saint-Onge. En 1974, on décida de
fermer le jubé pour les offices, sauf circonstances exceptionnelles,
ainsi que, sur semaine, les portes de l'église à l'exception de celle
donnant sur la sacristie.
Dès 1973, il mit sur pied un comité de Pastorale (voir page 47). En 1973
également, la Fabrique
adopta un premier règlement de cimetière, modifié à deux reprises en
1976 et 1977. La version finale de ce règlement numéro 1 de la Fabrique
arrête des dispositions concernant la régie du cimetière de la Fabrique,
les inhumations et les exhumations qui y sont faites, la concession des
lots ou fosses et les droits et obligations des concessionnaires. Côté
matériel, on procéda
à l'aménagement de la section
nord du cimetière en 1977‑1978: nivellement, pelouse, gravelage,
construction d'un mur et d'une clôture.
Léo Gaudreau & Fils de Charny fut engagé en 1974 pour installer un
système‑moteur électrique pour les cloches au coût de 7 000 $
entièrement payés par la East Lake Lumber Co. Ltd. Des projets
gouvernementaux permirent la réalisation de plusieurs autres travaux.
Notons en particulier l'enlèvement
du muret au sud de
l'église et l'aménagement
du stationnement (1978), la
construction d'un
garage et l'installation du
chauffage à
l'électricité et à l'huile
(bi‑énergie) à l'église
(1982), la peinture du toit et
du clocher et
l'isolation de la voûte de
l'église (1984) et
l'installation d'un système
d'alarme‑incendie
à l'église (1985). En 1987, une somme de
17100$, en partie financée par
souscription,
permit de faire des
réparations urgentes au
perron de l'église.
On peut souligner aussi
l'achat de la chapelle du Lac de l'Est en 1981. En 1984, quarante‑sept
paroissiens se rendirent officiellement à Québec lors de la visite du
Pape.
Le rôle des marguilliers
s'accrut encore en 1984 lorsqu'ils commencèrent à recueillir la
capitation qui était auparavant l'une des tâches du pasteur, surtout
lors de sa visite paroissiale.
Prêtre généreux et dévoué, le
curé Langlais a laissé un excellent souvenir aux paroissiens de
Mont‑Carmel. Lors de la fête paroissiale organisée pour célébrer son 30e
anniversaire de prêtrise en 1979, le vicaire dominical, Guy Paradis, le
décrivait en ces termes: "Attentif aux besoins de tous, disponible en
tout temps, vous savez être le serviteur accessible et aimable qu'il
fait bon rencontrer pour un conseil amical, une sympathie, un service.
L'humanité et la cordialité que vous savez mettre dans l'exercice de vos
activités sacerdotales suscitent notre admiration et notre respect".
Il ne faudrait d'ailleurs pas
passer sous silence le rôle joué par le vicaire dominical, Guy Paradis,
dont la connivence avec le curé Langlais était évidente et qui savait,
avec originalité, humour et simplicité, animer la vie paroissiale dans
toutes ses dimensions. La
ferme du rang 6 servit souvent
de lieu d'expression de la vie religieuse.
Depuis l'été 1988, le curé
Maurice Langlais est animateur de pastorale au Centre d'accueil Thérèse‑
Martin de Rivière‑Ouelle.
André Lebel, 1988
Le curé André Lebel est né à
Saint-Antonin de Rivière‑du‑Loup le 22 novembre 193 7; après ses études
classiques au Collège de Sainte‑Anne‑de‑la‑Pocatière et théologiques au
Grand Séminaire de Québec, il fut ordonné prêtre à Saint‑Antonin le 13
juin 1964 par monseigneur Bruno Desrochers.
Au Collège de Sainte‑Anne de
1964 à 1966, puis vicaire à Saint‑Pascal de 1966 à 1969, il fut par la
suite affecté au Service diocésain de 1969 à 1972.
Vicaire
à
Saint‑Patrice de
1972 à 1977, il
fit une année d'études
à
l'Institut de Pastorale
à
Montréal en
1977‑1978
avant de prendre la cure de
Sainte‑Apolline de 1978
à 1987. C'est après une
année sabbatique consacrée entre autres
à
des études
à
l'Université Laval qu'il
devint curé de Mont‑Carmel en août
1988.
Le curé Lebel n'est
à
Mont‑Carmel que depuis un peu plus de trois ans. C'est court pour
pouvoir analyser son oeuvre et c'est trop récent pour porter un jugement
totalement objectif. De l'homme, on peut mentionner la droiture, la
délicatesse, la franchise, le sens de l'humour et les qualités
d'administrateur.
Quant aux réalisations, il en est une qui sera sûrement retenue: la
construction du nouveau presbytère. Confronté
à
cette question dès son arrivée
à
Mont‑Carmel, le curé Lebel et les marguilliers résolurent de la poser
ouvertement par un sondage paru dans Le Lien Paroissial d'avril
1989.
Les résultats de ce sondage donnèrent une majorité de paroissiens
favorables
à
l'amélioration des conditions de logement de leur pasteur sans pour
autant répondre
à
la question principale: fallait‑il réaménager le presbytère ou en
construire un nouveau?
Après moult discussions parfois animées, une assemblée de paroissiens
tenue
à
la fin de
1989
révéla que les trois‑quarts des personnes présentes se montraient
favorables
à
une construction. En mars
1990,
la Fabrique annonça son intention de procéder à la construction d'un
nouveau presbytère et lança
une campagne de souscription
avec un objectif de 110 000 $.
Dirigés
par Mario Dionne assisté d'Alain
Lévesque, les travaux de construction, alimentés par de nombreuses
heures de bénévolat, furent menés rondement si bien que la bénédiction
du nouveau presbytère eut lieu le 11 novembre
1990
après la messe (et dans la tempête de neige). Quant au financement du
projet, il s'élevait en mars
1991 â 108 904,68
$, résultat admirable rendu possible parle travail d'une équipe de
bénévoles et par une contribution de 30 000 $ de la Caisse Populaire.
|