CENTENAIRE DE NOTRE ÉGLISE PAROISSIALE

 

 
 

 

1906-2006  --100 ans

Lorsque les paroissiens de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel décidèrent de construire un nouveau presbytère. et une nouvelle église, lors d'une assemblée de marguilliers et de francs tenanciers, le 5 mars 1905, il s'en suivit une série de discussions et de disputes en ce qui concerne l'emplacement des deux édifices. «Les habitants du haut de la paroisse désiraient voir reconstruire l'ensemble des édifices près du centre géographique, c'est-à-dire au Petit Bras, ce à quoi s'opposaient les gens du Faubourg et du bas de la paroisse.» (Notre-Dame du Mont-Carmel. Comté de Kamouraska. 1867-.1992. Son histoire. Ses familles. 1p. 14 ). Dans ce livre publié sous la direction de l'historien Ulric Lévesque, à l'occasion du 125e de la fondation de la paroisse, on trouve aux pages 13 à 15, une excellente synthèse des événements entourant ce litige. Finalement l'entrepreneur de l'église commença la construction

 
 

Il y eut bénédiction de la pierre angulaire le 1e juillet 1906 et la nouvelle église fut ouverte au culte le 8 décembre ... La pierre provient du quatrième rang et du rang de la Montagne et est d'une assez bonne qualité; le transport: a été assuré par corvées.» (ibid. p.14). On imagine le travail colossal accompli par ces généreux bénévoles, autant pour le transport des pierres, leur coupe et leur mise en place. On remarquera le temps relativement court pour la construction d'un tel édifice, ce qui suppose sans aucun doute un esprit de collaboration peu ordinaire.

Mais l'histoire d'une église paroissiale ne se limite pas à sa construction. C'est une histoire vivante: c'est aussi l'histoire de tous ceux et celles qui, depuis un siècle, l'ont fréquentée. C'est avant tout une histoire sainte, l'histoire des relations amoureuses entre Dieu et les fidèles qui ont été vécues dans ce lieu de culte. Ces histoires personnelles n'ont jamais été écrites. Elles sont demeurées dans le coeur de personnes concernées, c'est-à-dire nos pères et mères, nos parents et amis, nos co-paroissiens(nes).

Dors d'événements difficiles à vivre comme un deuil, un échec, une déception, une maladie, plusieurs sont venus y trouver le réconfort et la sérénité. Lors de questionnements importants, de décisions difficiles à prendre, plusieurs y ont trouvé lumière et discernement. Combien de personnes sont aussi venues dans cette église pour célébrer des événements joyeux de leur vie : leurs amours, des anniversaires, leurs succès, des pardons, la paix intérieure retrouvée, les douceurs de la. vie ? Combien de croyants(es) sont venus célébrer des sacrements aux moments décisifs de leur vie, et aussi chercher des forces et dire merci lors de l'eucharistie dominicale ?

Autant les laïcs de la paroisse, que les prêtres qui y travaillent sont aujourd'hui préoccupés par le fait que cette grande église soit de plus en plus désertée et que bien des paroissiens(nes) soient devenus indifférents à leur foi, et surtout à l'expression concrète de cette foi dans la famille paroissiale. L'éducation de la foi des jeunes, celle de leurs parents et grands-parents, demeure le défi premier de la pastorale actuelle et de celle des années futures.

L'histoire de notre église paroissiale, c'est également l'histoire de tous ceux et: celles qui, depuis un siècle, ont eu à coeur de veiller, par leur participation bénévole et par leurs dons, à ce qu'elle soit entretenue et embellie. Sur ce point, plusieurs membres de la communauté partagent une inquiétude, à savoir s'ils pourront entretenir encore longtemps ce temple centenaire qui exigera certaines réparations et dont le coût du chauffage va tripler à partir du mois d'avril à la. suite de la fin de l'entente entre Hydro Québec et les édifices communautaires concernant la bi-énergie. Une chose est sûre, si l'on croit vraiment que l'église fait partie du patrimoine paroissial, sa survie ne pourra plus reposer uniquement sur une partie de la population. Il faudra la participation d'un plus grand nombre de personnes pour assurer autant les services pastoraux que l'entretien de ce trésor collectif que constitue une église dans une paroisse. Ensemble, selon la générosité et les possibilités de chacun, nous pourrons relever ces défis qui se posent non seulement dans notre communauté, mais dans l'ensemble des paroisses du Québec.

Nous nous unissons à tous les paroissiens(nes) de Mont-Carmel pour ces souhaits et ces voeux de longévité et de prospérité à l'endroit de notre église, à l'occasion de son centenaire. Qu'elle soit, au début de son deuxième centenaire, un symbole d'harmonie, de collaboration entre nous tous!



Adrien Dubé, prêtre-curé
Gabriel Chénard, prêtre-collaborateur

 

 
 

Le lien paroissial  14-02-2006=269