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Né le septembre 1925 à Pont-Rouge, M. Paul-André
Leclerc est l'avant-dernier d'une famille de 10 enfants. Il est arrivé à
La Pocatière en1938 à l'âge de 13 ans pour y faire ses études classiques
au Collège de Saint-Anne-de-LaPocatière. Il y obtiendra un baccalauréat
ès-arts en 1946.
De 1946 à 1956, il complète sa formation par des
cours en théologie, en littérature et en histoire à l,université Laval.
Sa thèse:: "Le mariage sous le régime français", un
document de 160 pages est publiée en 5 tranches dans la revue d'histoire
de l'Amérique française. Au cours de sa vie, il publiera plusieurs
autres ouvrages dont « La vie Rurale 1866-1953 » un livre de 218 pages
publié en 2001 dans la collection « Aux limites de la mémoire » Ordonné
prêtre à la basilique de Québec le 3 juin 1950 par Mgr Maurice Roy, il
revient au Collège de Saint-Anne-de-La-Pocatière de 1956 à 1964 pour y
enseigner dans des classes de versification et de rhétorique (français,
latin, grec, et histoire). A cette époque, il réalise une vingtaine de
pièces de théâtre, tant classique que modernes. Pendant trois ans, il
oeuvre aussi au ministère dominical à Sainte-Hélène.
De 1964 à 1966, l'Abbé Leclerc étudie à la faculté
des lettres de l'Institut catholique de Paris et obtient un doctorat
es-lettres-histoire. Sa thèse de 400 pages: " L'émigration féminine vers
l'Amérique française aux 17e et 18e siècles", est publiées à 20
exemplaires pour les bibliothèques.
De 1966 à 1969, il enseigne la littérature française
en classe de belle-lettres, au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et
dirige les travaux de recherche des étudiants du collégial.
De 1969 à 1995, il enseigne la littérature française
( théâtre, poésie québécoise, théâtre québécois, lecture et écriture) au
CEGEP de La-Pocatière
Pendant ses années d'enseignement, il publie aussi
une chronique hebdomadaire pendant un an, dans la Gazette des campagnes.
Il collabore à plusieurs revues dont: Québec-Histoire, Revue d'histoire
de l'Amérique française, Histoire de l'Église canadienne et
Cap-aux-Diamant
L' Église canadienne et Cap-aux-Diamants. Membre de
l'institut d'histoire de l'Amérique française ; directeur de la
Fédération des Sociétés d'histoire du Québec pendant 8 ans; président de
la Société historique de la Côte-du-Sub également pendant 8 ans il est
membre des sociétés muséales canadiennes et québécoises.
De 1956 à 1980, il est responsable-adjoint de la
desserte estivale de lac-Sergent. En 1980, il est vicaire coopérateur
pour la saison Saint-Raymond. Il est toujours responsable de la desserte
du Lac-Sergent et va y chanter les deux messes à l'horaire et revient le
dimanche pour ouvrir le musée à 13 heures.
En 1970, l'Abbé Paul-André Leclerc a eu l'idée de
fonder un musée. Il prépare et présente un plan au Ministre Prévost, et
en janvier 1974, il reçoit la charte. Avec des moyens pécuniaires minimes
et beaucoup de bénévolat, l' ancien Couvent des Soeurs de la
Sainte-Famille est rénové. C'est ainsi que le musée François-Pilote est
né et a été ensuite reconnu comme le musée d'ethnologie rurale québécois
le plus important du Québec, par le guide Michelin de 1992. Aujourd'hui,
les actifs du musée François-Pilote dépassent le millions de dollars; il
se compose de plus de 30 000 objets dont certains ont une valeur
inestimable. Tous les articles sont répertoriés sous deux classements,
la place occupée au musée et par noms. Le bien le plus prestigieux du
musée est l'autel offert à l'Abbé Proulx pour son 25e anniversaire de
prêtrise. Commandé et payé par la fabrique de Rivière-Ouelle, cette
oeuvre d'art est la seule pièce sculptée à la fois par Monsieur Médard
Bourgault et son frère Monsieur Jean-Julien Bourgault.
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Le musée François-Pilote est subventionné à
30 % et qu'il survit principalement grâce au bénévolat. Il est géré par un conseil d' administration de neuf bénévoles et il
survit grâce aux entrées annuelles de quatre à six mille visiteurs
et par les fonds recueillis par «Les Amis du Musée» fondation
charitable instituée en 1979. Ils sont trois employés à temps plein
et si une subvention le permet, on profite de l'emploie d'un étudiant
à la saison estivale. en 2002, un demi-milion de dollars ont été |
| investis pour l'installation d'un ascenseur pour
accommoder les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées
se déplaçant en fauteuil roulant. Pendant toutes ses années
d'enseignements, l'Abbé Paul-André Leclerc a versé une partie de son
salaire pour le musée. Il continue avec plaisir de faire visiter le
musée et en connaît tout le contenu dont il est très fier. |
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Texte de Claudette Dorval |
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