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Dans le salon de sa résidence du chemin de la
montagne Thiboutot, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il y a plein de
petits anges sur les tablettes du meuble-bibliothèque de la télévision.
Son épouse les collectionne.
Près du fauteuil où se déroule l'entrevue, une
guitare attend sur son socle que son propriétaire cherche sur ses cordes
la note de la prochaine chanson qu'il a en tête. Mais attention! Réal
Boucher se défend bien d'être musicien. À peine sait-il tirer quelques
accords de l'instrument, avoue-t-il, bien modestement.
Sur disque
Réal Boucher est tout aussi modeste lorsqu'il parle
de son amour pour l'écriture de chansons. Pourtant, une douzaine de ses
pièces a été endisquée par des chanteurs de la région. Trois se
retrouvent sur l'album de Noël que Gerry Ko et Nicole Caron viennent de
lancer.
Réal Boucher a d'ailleurs collaboré à la production
de l'album. « C'était ma façon de retourner l'ascenseur à Gerry »,
dit-il. C'est lui, Gerry Ko, qui a été le premier à enregistrer des
chansons de Réal Boucher. « Ton nom » et « Mon jardin » se retrouvent
sur le 2e album de l'artiste
Passionné par la musique, Réal Boucher a commencé
très jeune à écrire des pièces. Il a même été finaliste au festival de
Granby avec une chanson interprétée par Johanne Gagnon. Avant cela,
Édouard Castonguay avait chanté un de ses textes lors d'un party de
famille.
Une pièce pour Joselito
Les pièces de Réal Boucher ont connu une diffusion
plus large auprès du public au début des années 1990, lorsqu'elles ont
commencé à se retrouver sur des albums. Outre Gerry Ko, Nicole Caron et
Gérard Roussel ont inclus des chansons de Réal Boucher sur certains de
leurs albums. Johanne Gagnon a chanté ses textes en spectacle.
Nostalgique des films de Joselito - pas Josélito
Michaud, mais l'autre, l'enfant à la voix d'or qui jouait dans les films
en noir et blanc - Réal Boucher a écrit une pièce en Espagnol pour ce
chanteur lorsqu'il a tenté un retour vers 1997-1998. Même si le gérant
de l'artiste s'est montré intéressé, un concours de circonstances a fait
en sorte que le projet n'a pas abouti.
Un mot, une note
Réal Boucher dit s'inspirer des sentiments et non de
sa propre vie pour écrire ses chansons. « Un mot, une note peuvent être
le point de départ d'une nouvelle pièce », dit-il. Généralement, le
texte et la mélodie lui viennent en même temps.
À l'exception de sa chanson « Une rose un refrain »,
écrite pour Gerry Ko, M. Boucher dit ne pas produire pour un chanteur en
particulier. Il offre ses pièces et les interprètes choisissent.
Volubile, Réal Boucher aime bien parler de sa passion
pour la chanson. Il écoute à peu près tous les styles de musique. Il
voue tout de même une admiration particulière pour Luis Mariano, dont il
a eu la chance de visiter la résidence à Arcangues, dans le sud de la
France.
Rêvez
À 50 ans, Réal Boucher ne croit pas que la musique
puisse le faire vivre. Il s'adonne à cette passion en dehors de son
emploi à l'assurance qualité à l'usine Bombardier de La Pocatière. Cela
lui convient. Même lorsqu'il a décidé de prendre des cours de guitare ou
d'espagnol, il l'a fait d'abord pour le plaisir.
Malgré tout, Réal Boucher voit la vie avec optimisme
et demeure convaincu qu'il suffit de croire en ses rêves pour qu'ils se
réalisent. C'est même le message qu'il veut laisser aux jeunes. « Ayez
des rêves, essayez de les réaliser. Rien n'est impossible à condition de
vouloir », conclut Réal Boucher.
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