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Mont-Carmel:

 trois bâtiments chauffés

à la biomasse

 

 
 

Le Soleil

 
 


(Mont-Carmel) La municipalité de Mont-Carmel au Bas-Saint-Laurent a trouvé une façon originale de réduire ses coûts énergétiques. L'église, le centre municipal, de même que l'école primaire sont chauffés à la biomasse.

«Nous sommes l'une des premières municipalités à utiliser ce système pour plusieurs édifices», note la directrice générale, Odile Soucy. Le projet a pris forme en 2006, à la suite de la fermeture d'une usine de bois de sciage.

«Il fallait faire de la revitalisation. Le gouvernement a accepté de nous octroyer un contrat d'aménagement forestier, ce qui est très rare.»

Le projet-pilote visait à intégrer plusieurs ressources afin d'en faire profiter la communauté dans un processus global. La possibilité d'intégrer un mode de chauffage à la biomasse forestière a ainsi émergé.

«Le bois récolté a été transformé en biomasse forestière et deux chaudières ont été installées, une pour l'édifice municipal et une autre pour l'église et l'école.»

Un système automatisé mène les copeaux vers une chaufferie. L'eau est ainsi chauffée à la biomasse plutôt qu'au mazout et prend la direction des édifices concernés. Un système de compteur permet de comptabiliser la consommation. Certains ajustements ont été nécessaires, ce qui fait qu'une année complète de fonctionnement n'a pas encore été réalisée pour l'église et l'école.

«Par contre, pour la chaudière qui dessert le centre municipal, l'économie réalisée comparée à un système au mazout est de 50 %», affirme Mme Soucy.

Approvisionnement

Mais un problème de taille s'est posé : l'approvisionnement.

«Nous devons acheter les copeaux à 150 kilomètres d'ici. C'est trop loin pour assurer une rentabilité. Nous avons donc convenu de faire notre propre plantation de saule osier, une plante qui pousse facilement et dont la croissance est très rapide», explique Mme Soucy. «Nous avons de plus utilisé des terres en friches, qui n'auraient pu servir pour d'autres cultures.» Le bambou de bois n'a besoin que de trois ans pour atteindre une hauteur suffisante à la récolte.

«De par notre engagement avec le gouvernement, nous devons aussi réaliser des essais, c'est pourquoi nous avons aussi planté du peuplier hybride qui devrait aussi donner d'excellents résultats.»

La municipalité pourra ainsi s'auto suffire en biomasse et même en vendre. Afin de rentabiliser au maximum le procédé, on est à la recherche d'un promoteur qui pourrait y installer une usine où la matière première brute serait transformée en copeaux. «D'autres projets semblables au nôtre émergent autour. Nous sommes certains qu'un tel projet serait rentable», conclut Mme Soucy.

Mont-Carmel fait le tour du chapeau avec ce projet environnemental, puisque les plantations sont fertilisées avec les boues de ses étangs aérés. Autrement, il aurait fallu en disposer dans un site d'enfouissement. L'investissement total s'élève à 225 000 $. Les détails sont accessibles sur le site www.mont-carmel.ca.

Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

 

 
 

Conception et réalisation
Rosaire Dionne

 

 
 

 

 
 

24-08-2012=286-02