Accueil

Pastorale

Précédent

Suivant

Index

 

 

Le Mérite diocésain
 décerné à l’abbé Charles-Aimé Anctil

29 juillet 2014

 
 

 
 

L’abbé Charles-Aimé Anctil et Mgr Yvon-Jospeh Moreau

 

 
 

Profitant de la célébration solennelle de la fête de sainte Anne, patronne du diocèse, Mgr Yvon Joseph Moreau a décerné la Médaille du Mérite diocésain à l’abbé Charles-Aimé Anctil. Par ce geste, Mgr Moreau voulait reconnaitre la grande contribution de l’abbé Anctil à la vie de l’Église diocésaine de Sainte-Anne. La célébration avait lieu à la cathédrale le vendredi 25 juillet dernier.

 
 

À son retour dans le diocèse, en 2008, Mgr Moreau avait demandé à l’abbé Anctil de demeurer à ses côtés à titre de vicaire général; poste que l’abbé Anctil occupait déjà depuis sept ans.

L’abbé Charles-Aimé Anctil est natif de Mont-Carmel. C’est au Séminaire St.John, de Brighton, en banlieue de Boston, qu’il a complété ses études théologiques. Il a toutefois été ordonné prêtre à Mont-Carmel en mai 1968 par Mgr Charles-Henri Lévesque. Durant quelques années, il a travaillé comme prêtre auxiliaire au Collège de Sainte-Anne. En 1973, on lui demandait d’aller œuvrer à la mission diocésaine du Nicaragua, comme vicaire à la paroisse San Marcos. Il est arrivé au Nicaragua au moment même où Mgr Moreau quittait la capitale de ce pays, Managua, après y avoir vécu le terrible tremblement de terre qui a détruit le Séminaire où il enseignait.

Mais il semble que le destin a voulu que ces deux hommes d’Église se suivent d’étape en étape. À son retour au Canada, l’abbé Anctil se retrouve dans le secteur de L’Islet-Sud comme curé de Saint-Adalbert. Il y restera jusqu’en 1978. Cette année-là, l’abbé Yvon Moreau arrivait à son tour dans L’Islet-Sud, plus précisément comme vicaire à Sainte-Perpétue et Sainte-Félicité. Puis, à compter de 1984, leurs chemins se séparent puisque l’un des deux avait décidé de se faire moine.

Bien qu’il en ait déjà rencontré beaucoup dans son ministère, notamment au Nicaragua, l’abbé Anctil commence alors à côtoyer les plus démunis de notre société par l’entremise des groupements de défense des droits des chômeurs et des assistés sociaux. À titre de responsable diocésain de la Pastorale sociale, il travaille notamment à l’Opération « Baloney » qui consistait à expédier par la poste des tranches de ce « steak des pauvres » aux différents ministres du gouvernement fédéral alors dirigé par M. Trudeau. Il semble qu’en se perdant de temps à autre dans les méandres de la poste royale, certains envois arrivaient à destination en dégageant des odeurs prononcées. C’est dans la foulée de cette opération qu’est né dans notre région l’organisme Action-chômage Kamouraska qui veille encore à la défense de ceux et celles qui perdent leur emploi et qui ont de la difficulté à obtenir les prestations auxquelles ils et elles ont droit. C’est aussi durant cette période que l’abbé Anctil fut curé de la paroisse de Saint-Gabriel-Lallemant.

Puis, après deux années d’étude en pastorale, il s’en va, pour ainsi dire, missionnaire en territoire nordique puisqu’il est nommé curé de Matagami, dans le diocèse d’Amos. Il sera par la suite transféré à Val d’Or.

Et voilà que, le destin frappe à nouveau à sa porte. En fait, l’abbé Anctil se préparait à entreprendre une année d’études à Montréal lorsque Mgr Clément Fecteau lui demanda de revenir au diocèse comme vicaire général et coordonnateur de la pastorale. Ces tâches, et les charges de travail qui les accompagnent, l’abbé Anctil a continué de les assumer jusqu’à l’an dernier alors qu’il retournait exercer son ministère dans cinq paroisses, dont celle qui l’a vu naître.

En déterminant le thème de la célébration du 25 juillet dernier : « Lumière pour les petits, les pauvres et les malades », les membres du Comité organisateur de la fête de sainte Anne se sont dit que l’abbé Anctil était la personne toute désignée pour recevoir cette année la Médaille du Mérite diocésain. Tout au long de sa vie de prêtre, il s’est montré proche des « plus fragiles de la terre » selon l’expression du Pape François. Et ceux et celles qui l’ont côtoyé dans le cadre de son travail au diocèse savent toute l’attention qu’il portait aux malades, en particulier à sa maman et à l’illustre portier de l’évêché, Monsieur Lizotte.

C’est donc en pensant à tout ce travail d’écoute et d’accompagnement des humbles et des malades de notre monde que la candidature de l’abbé Anctil fut soumise à Mgr Moreau pour recevoir la Médaille du Mérite diocésain. En acceptant cette proposition, notre évêque rend donc un hommage bien senti à un fidèle compagnon de route qui s’est aussi mérité l’estime de ses confrères et du personnel de l’évêché.

 
 

Journal lePlacoteux.com

 
 

Conception et réalisation
Rosaire Dionne

4-08-2014=502-02